Traduction: Nadia "la force tranquille"
Ifriqiya
Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya ?
Ag ak’sum nnem amZiwan nahcen
Ihaggarn ag ixsan nnem tmaRcen
Ajenna nnem yezwegh yebbarcen
Tarwa nnem uzghen harcen
Trajan ad-asen wcen ad ccen
Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya ?
Inni i-cem yenDen marra d iqeddacen
Ufin cem tuzghed
K’sin-d tqabut ad-ayem 7etcen
Ufin cem teSqard
Ggin ifiran i tarwa nnem ad mcubcen
Ggin cem darqad
7uma legnus a xa-m De7cen
sarawren aytbeb nnem
7uma twajar a xa-m warcen
Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya ?
Ragha ad kkarn yaryazen
Azedjif n tlefsa at dzen
Inni i cem yeccin aten GHeZZen
Inni i cem yucarn aten rebZen
Marru amarzag at afZen
S yighes nnem yarZen
Ad azren x inni i cem izzenzen
7uma am genfan iwazwizen
Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya
Ifusiyyen qarn-as as negg ammu
IzelmaDen qarn-as as negg amya
In mind ghayinigh ucarn-am tya
Marra twaran cem tqaRmeD
Ura d ijjen war yenni “manawya ?”
Tamara x wa3rur nnem tenya
Imettawen x ughambub nnem d tarya
Uzzal, x iri nnem izeyyar
TemZi nnem tmetta Deghya Deghya
Ifriqiya ! Ifriqiya...
Wi cem yarrin d ifri uqiya.
Afrique
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Ta chaire, les ogres la dévorent
Tes os, les chiens les rongent
Ton ciel rougi s’est définitivement assombri
Tes enfants sont chétifs
Et attendent qu’on les nourrisse
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Ceux qui te dirigent sont des imposteurs
En te voyant amaigrie
Ils utilisent une bineuse pour te sarcler/déraciner
En te voyant silencieuse
Ils leurrent tes enfants pour qu’ils se battent
Ils t'ont pris pour un singe
Pour que les nations se moquent de toi
ils ont écarté ta nation
Pour que les riches te spolient
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Interpelle les Hommes pour qu’ils se lèvent
Tordre le cou aux vipères
Ronger ceux qui t’ont avalée
Piétiner ceux qui t’ont volée
Le marrube amer, ils le tritureront
De tes os brisés,
Ils chasseront ceux qui t’ont vendue
Pour que tes blessures se résorbent
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Ceux de Droite disent « on fait comme ci »
Ceux de Gauche disent « on fait comme ça »
Cette nation insolente à ta volé le rayon
Ils te voient tous courbatue
Personne ne se demande : pourquoi ?
La peine pèse sur tes épaules
Les larmes coulent sur tes joues comme des rivières
Le couteau menace sous ta gorge,
Ta jeunesse s’écourte, s’écourte
Afrique ! Afrique…
Qui t’a rendu une grotte sans valeur
Europa taqaddact
Meni gham dusin
tugha cem tazubact
faden cem, zun cem tanuwact
ufin cem tqarmad tahammct
Isin cem dweren nem taghact
tanid asen sezwamd tarwa nwem
qa xsegh ad irigh taqarqact
raxxu meni tghamyed tanuwact
tasekkad xasen ta3ajjact
taxsed atan tagged tadahact
iwa ammu..
a Europa taqaddact
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Ta chaire, les ogres la dévorent
Tes os, les chiens les rongent
Ton ciel rougi s’est définitivement assombri
Tes enfants sont chétifs
Et attendent qu’on les nourrisse
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Ceux qui te dirigent sont des imposteurs
En te voyant amaigrie
Ils utilisent une bineuse pour te sarcler/déraciner
En te voyant silencieuse
Ils leurrent tes enfants pour qu’ils se battent
Ils t'ont pris pour un singe
Pour que les nations se moquent de toi
ils ont écarté ta nation
Pour que les riches te spolient
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Interpelle les Hommes pour qu’ils se lèvent
Tordre le cou aux vipères
Ronger ceux qui t’ont avalée
Piétiner ceux qui t’ont volée
Le marrube amer, ils le tritureront
De tes os brisés,
Ils chasseront ceux qui t’ont vendue
Pour que tes blessures se résorbent
Afrique, qui t’a rendue esclave ?
Ceux de Droite disent « on fait comme ci »
Ceux de Gauche disent « on fait comme ça »
Cette nation insolente à ta volé le rayon
Ils te voient tous courbatue
Personne ne se demande : pourquoi ?
La peine pèse sur tes épaules
Les larmes coulent sur tes joues comme des rivières
Le couteau menace sous ta gorge,
Ta jeunesse s’écourte, s’écourte
Afrique ! Afrique…
Qui t’a rendu une grotte sans valeur
Europa taqaddact
Meni gham dusin
tugha cem tazubact
faden cem, zun cem tanuwact
ufin cem tqarmad tahammct
Isin cem dweren nem taghact
tanid asen sezwamd tarwa nwem
qa xsegh ad irigh taqarqact
raxxu meni tghamyed tanuwact
tasekkad xasen ta3ajjact
taxsed atan tagged tadahact
iwa ammu..
a Europa taqaddact
Europe, malicieuse !
En te trouvant sur ce lieu
Tu étais dépotoir
Ils t’ont balayée, parsemée de fleurs
En te voyant courbaturée
Ils t’ont soigné ???
Tu as convié/autorisé leurs enfants à traverser
Car tu voulais être colorée
Maintenant que tu as fleuri
Tu les salis
Tu veux les couvrir de honte
Allons…
Europe, petite malicieuse !
Tagrawla n wughrum
di tagrawla n wughrum
an ghin ayi ammi
an ghin ayi yadji
awazwiz nsen yazdagh ugadji
gharwem sug sendef
ak nnew yar timadji
tamment ak imiziden
ak imarzagen war ighadji
issen nican nican
awar annes war izadji
di tagrawla n wughrum
an ghin ayi ammi
an ghin ayi yadji
ajjudjen di beba
am waghar iyadji
La révolte du pain
Dans la Révolte du Pain
Ils ont tué mon fils
Ils ont tué ma fille
Leur douleur est gravée à jamais
Gardez-vous bien de la réactiver
Elle risque de vous couvrir de suie
Le miel avec les sucrés
Avec les amers qu’on a du mal à avaler
Ils est droit, droit
Sa parole est catégorique
Dans la Révolte du Pain
Ils ont tué mon fils
Ils ont tué ma fille
Ils ont menacé mon père
Même si je ne l’ai plu
Tudat u amatlu3
tarzag tudat ino ta3du marro
tarrigh arhar xatzayet du garro
yamma diha takker xafi tatro
ihanjan trajan ad rughagh su barro
manis amma akigh di tmura al euro
qarn ayi affagh ammis muro
ad wragh ghar tmat ino n duro
ayd aksen din bo ruro
tugh tzadjit d waysi n wuro
snagh ajanna ino wa itaro
tudat ino wa tassin djwaro
ur n dunact yuzagh d azro
Ta, tabrat ino a itmaa
siwad mait gha ralla yamma
aromi di taddat annes ihamma
nec tasmad ad ayi tqamma
daregh s racwaghad tatsagh x tsima
bnadem an da di ha trima
nac i azrin a yamma
aman dadra uzrumma
nac i azrin a yamma
xramwaj tudat d axma
nac i azrin a yamma
mamec isermen cin a itma
nec I azrin a yamma
x ijdi mutant isma
nac i azrin a yamma
mamec asapanio da inagh iyamma
Wahcagh cem
wahcagh asnanni nem
arhad nem, anbay nem
ashinnab nem, aghimi akidem
wahcgh cem aralla yamma ino
tugha fud nem tsunta ino
abahror nem dadduri ino
mani cem gha yafagh a yamma ino
nac iwaddan di tmat u sayno
am Yussef dayi tamsar raxxu
an danayi imazagen u gano
La vie du vagabond
Ma vie semble plus amère que le marrube
Je m’en remets à l’alcool et au tabac
Ma mère, là-bas, me pleure sans cesse
Les enfants y espèrent beaucoup de moi
Où que j’aille sur la terre de l’Euro
Ils me disent « hors de chez nous, fils de maure »
Je retourne dans ma terre du Douro
Ils m’arracheront les tripes assurément
J’ai oublié prière et invocations
Je sais que mon ciel n’enfante pas
Ma vie ne connaît aucune exultation
Le cœur du monde reste de marbre
Voici ma missive ô frères
Transmettez la à ma chère mère
Le Blanc se réchauffe chez lui
Tandis que le froid m’engourdit
Je me couvre de papier et dors sur l’asphalte
L’homme est d’ici, là-bas est une lime ???
Moi qui ai vu maman
L’eau s’élever aussi haut qu’AZru Hemmar
Moi qui ai vu maman
La vie que les vagues réduisent en poussière
Moi qui ai vu maman
Les poissons avaler mes frères
Moi qui ai vu maman
Mes sœurs mourir sur le sable
Moi qui ai vu maman
L’Espagnol nous chasser
Tu me manques
Ta cuisine me manque
Tes mots, tes épouillages sur ma tête
Tes caresses, ta compagnie
Tu me manques ma chère mère
Ton genou me servant d’oreiller
Le pan de ta robe me protégeant
O ma chère mère, où vais-je te trouver ?
Moi qui suis perdu dans une contrée nébuleuse
Il m’arrive ce qui est arrivé à Youssef,
L’âpreté/amertume m’a jeté au fond du puits
Aghambub u qadduh
Marra min dnajja iruh
ghar ayadid ughambub uqadduh
inni zaynagh ighrin di djuh
nanasen awar anwam wa itfuh
suya idwaa mis n Muh
izwa x tafrawt Doduh
wanni iqqiman arrint d amaqjuh
amu ixas bu qayyuh
agharabu annagh inadhit uqaffuh
Mauvaise face/Infamie
Tout ce qu’on a laissé a été englouti
Dans le ventre de l’infamie
A ceux d’entre nous qui se sont instruits
Elle a jugé leurs paroles fétides
C’est pourquoi le fils de Moh a disparu
Il a vogué sur le radeau de Duduh
Celui qui subsiste est devenu impotent
Telle est la volonté de Grosse Tête/du leader
Notre navire est conduit par un ignorant
Xsagh ad asnagh
Tan ayi t’hanjat:
xsagh ad asnagh,
mayami dayi arrin tanagat
mayami xafi gin
ahaggar ghar tawat
xsagh ad asnagh
wid ijjin ajanna
wid ijjin tmart.
In ayi:
ghari ca n thasghat?
ghari ca fus di tudath?
ghari ca sorif x thmat?
xsagh ad asnagh
wid ayi natyen di tgharghat
wi arzin afar n tsukat
wid isghamyen xafi tazugat
wi xafi arabbun tasdat
wi aqnan iri ino ghar tamrat
wi iharyan ur ino x thsyat
xsagh ad asnagh
tan ayi t’hanjat
Je veux savoir
La fille m’a dit :
Je veux savoir
Pourquoi ils m’ont mis la dernière ?
Pourquoi me considèrent-ils comme
Un chien devant la porte ?
Je veux savoir
Qui a créé le ciel ?
Qui a créé la terre ?
Dis-moi :
Ai-je droit à une part ?
Ai-je un rôle dans la vie ?
Mon pas compte t-il sur terre ?
Je veux savoir
Qui m’a enseveli dans les cendres ?
Qui a brisé les ailes de la perdrix ?
Qui m’a recouverte de jujubier ?
Qui m’a alourdie/chargée de galets ?
Qui a attaché mon cou à une corde ?
Qui a broyé mon cœur avec la meule ?
Je veux savoir
M’a dit la fille
Ca ad ca
Ca gharas ajanna as tan3ashin itruca
ca gharas azadjif as taghyuri ibuca
ca iznuza ca
ca idwar i umas di rfax d akacca
ca nadyen as s macca
ag 3abbud n traca
ca ittet rbaca
ca ittet aqca
mani tanawju al kolira ghar adca
ca cardant s arica
ca cardant s armanca
ca zi ait cica
nan assen taekkimd abrid n Habaca
ca di addin ittaca
ca x arkasi yarca
ca ag mas3an itaca
ca s maqranin yacca
ca s faqqah iquca
ca s a3mud idduhca
ca inad hiten ij arbaca
ghars aghambub 3in kruca
icca Tuca, icca Akca
wassent yajji ura d atqaca
maca,
mara nanna ca
atnag, atnag..
assa nigh tiwaca
Ceux-ci et ceux-là
Certains possèdent le ciel abondant d’argent
Certains ont une tête obstruée d’idioties
Certains vendent ceux-là
Certains font tomber leur frère dans un traquenard
Certains sont piégés au coeur du filet
Par l’appât de nourriture
Certains mangent des figues
Certains mangent les épluchures
Dans le village où s’est invité le choléra
Certains ont été tatoués avec une plume
Certains ont été tranchés par une scie
Certains sont de Aït cicar
On suppose qu’ils ont emprunté la route des Habaca/Éthiopie
Certains sont perdus dans la religion
Certains sont adossés sur la fenêtre vétuste
Certains parmis les mendiants volent
Certains avec les grandes sont pleins ?
Certains avec les soucis sont chauves
Certains par les coups sont devenus sourds
Certains sont menés par un être humain
Il a une tête de scorpion( ?)
Il a mangé Tuca, il a mangé Akca
Sans même leur laisser une paire de chaussette
Mais,
Si on a dit quelque chose
On le fera
Aujourd’hui ou demain
Izri uriri
Ari a utcma ari
ari ij izri
huma ataysid di ticri
cam gha yawyen
ghar tya n tziri
ari:
s abaddi amazwar
ighas n tmijja ad yaghri
su sorif amazwar
ad zarzagh taghyuri
sudmen di titawin ino ariri
arrin ussan ino d adjyari
ad aysen tagh tmassi
mara nac idaghd tghuri
amcubbac d amanghi
mara nac sufghaghd iri
mara annigh ramrac ughir
arabbi waxfi thyuri
ad accan amziwan ifri
nihnin aksen mazri
nac t3attu xfi tazri
ari a utcma ari
ari ij izri
huma ataysid di tcri
cem gha yawyen
ghar tya n tziri
Ari, ari…
La chanson du laurier
Ecris sœur, écris
Ecris un chant
Pour presser ton pas
Toi qui nous mène
Vers la lueur de la lune
Ecris :
Debout pour commencer
Pour avaler ce qui reste en travers de la gorge
Du premier pas
Je vais exhiber leur bêtise/absurdité
D’avoir imbibé mes yeux de laurier
D’avoir transformé mes jours en nuits
Ils vont s’enflammer
Si j’évoque l’instruction
Bagarre et dispute en vue
Si je tends mon cou
Si je parle de mariage forcé
Dieu ne me l’a pas prédestiné
Ils vont me dévorer les ogres de la grotte
Eux ils en ont profité
Moi j’en ai souffert
Ecris sœur, écris
Ecris un chant
Pour presser ton pas
Toi qui nous mène
Vers la lueur de la lune
Ecris, écris
Nunja d wAfdis
takked Nunja zati Afdis
iggas ij aghammiz
ca idduqqaz akis udubbiz
asaqqir wani wannad ni
issaw ihnini ino agammiz
As taghact iggas amarriz
ittaf tazra Afdis
acatghir dij ayarziz
aghambub iwagh izzidjiz
indramd tram x Afdis
hnund tid inexre3
isra iagarra3 n ifis
iqnuni x wa3rar d a3addis
yudafd ghar babes itaqdiddis
yufit iccat sabsi
iwarrac am aghiras xu ghazzis
“ewa dawred a ibris
ajjighd abuhari, tghir ayi mighis”
<>
“ma nacin am nih nin a ibris
Nih nin tsaran su yis
ifassen tcancu nen s alwiz
tuffad tcamma nsen u 3addis
nacin issizgh anagh araffis”
s uzzar iwwan iqqad mis
s arcur issaw as aghazzis
tusad atfak yammas n Afdis
is munit amziw akis
mani tanqar tfuct x adcar
afghand ihanjan s aqwar
issin ag ghannij azirar
‘Nunja d wAfdis
arawran xu yis
Nunja d wAfdis
arawran su yis’
Nunja et Afdis
Nunja est passée à côté de Afdis
Il lui a fait un clin d’œil
Puis a été surprise par un coup de poing
Une gifle après l’autre
Il a enflammée la joue de mon tendre
Avec la canne il l’a assommée
Afdis s’est enfui
On aurait dit un lièvre
A la mine pitoyablement pâlie
La nuit tombait sur Afdis
La peur l’envahit
En écoutant le rôt de l’hyène
Il se roula sur son dos, puis sa bedaine
Il rentra chez son père, frissonnant
Il le trouva à fumer la pipe à kif
Et s’allongea sur le côté tel un tigre
« alors petit diable, tu es revenu
j’ai enfanté d’un fou croyant qu’il était sage »
« Papa, papa…
Nunja m’a blessé le cœur »
« Crois-tu que nous leur ressemblons petit diable ?
Ils se promènent à cheval
Leurs mains tintent de louis
Leur ventre s’est enflé comme une balle
Quand le pain sec et l’eau nous ont amaigris »
Au fer brûlant, il marqua son fils
A coups de pieds il lui enflamma les côtes
Elle vint s’interposer la mère d’Afdis
Mais l’ogre l’empoigna aussi
Dans le village, à l’aurore
Les enfants sortirent de la cacteraie
Ils chantaient encore
Nunja et Afdis
Se sont enfuis sur le cheval
Nunja et Afdis
Se sont enfuis avec le cheval
Tabrat annagh
snagh am tasnad tabrat annagh atawad
aticara u hanjar, a tamghat ad amghar
sadu car a tiyma a tamghar
a tsaymi taryast tzammar
d anagh ghayarren di durar
snagh am tasnad tabrat annagh atawad
a tadwar d ighas n tmijja
I inni inghin rafja
marra min azrin di tarja
axas tak su amja
attar d attidat
min ghanagh tihuja
snagh am tasnad tabrat annagh atawad
atarzu x ca imadran
mani s nuffan
taryast u amjahad amaqran
a taxbac ag idurar n iyssan
ataf ca ixsan
tugha yen tfawt n ussan
snagh am tasnad tabrat annagh atawad
Notre lettre
Je sais comme toi que notre lettre arrivera
Elle va louer l’enfant, la femme et l’homme
Sous la terre où elle s’élève
Elle accroît le courage et la puissance
Jusqu’à nous transformer en montagne
Je sais comme toi que notre lettre arrivera
Elle va rester en travers de la gorge
De ceux qui ont tué l’aurore
Tout ce qu’ils ont perçu en rêve
Sera fauché par la faucille
Et supplanté par la vérité
De notre Histoire ( ?)
Je sais comme toi que notre lettre arrivera
Elle recherchera les sépultures
Dans lesquelles ils dissimulèrent
La bravoure d’un grand combattant
Elle entaillera le mont des pur-sang
Et y découvrira l’ossature
De ceux qui furent la clarté du jour ( ?)
Je sais comme toi que notre lettre va arriver
Amxumber n tudat
wanni yaghrin,
zaydant ghar u jammadin
wanni ghadja tzammar
n dyanas tixacfin
wanni yessaghan tfawt
ghzin as tisarfin
tamenzit n tawmat
tsukka tiqasfin
wanni isxarqan
ucin as aragh ticnifin
eeh ya tudat da naghd ajjin
wanni d nasga33ad
axanagh yassiwar
ccinas adjji
ginas tiqadduhin
iddarghar xanagh
wacca nazmas tittawin
Su zir
yarazzu xannagh sfawin
eeh ya tudat da naghd ajjin
Inni ghar idjja ujanna icattad s n3acin
gin qazzu ak tmura timattarin
tcamar d razzat
tsebhen s maqranin
mera tnid cfa s 3affanin
axak sanhazzen tighardin
eeh ya tudat da naghd ajjin
tamzi n tmart inu
t rakkur di tgharrabutin
ijdi u sappanio
idawras ti madrin
bu ifaddan izzar
itsaxar xas bu tfaddin
eeh ya tudat da naghd ajjin
Les obstacles de la vie
Celui qui s’instruit
On l’ignore
Celui qui a les moyens
On le piège
Celui qui éclaire
On l’enterre
Corrompre de la fratrie
Elle vaut des palais
Celui qui ment
On le récompense de galettes
Quelle vie nous ont-ils laissé !
Celui qu’on a désigné
Pour nous représenter
On lui pratique la lobotomie/On lui ampute le cerveau
Ils l’ont soudoyé
Aveuglé, il ne nous voyait plus
Mais en lui ouvrant les yeux
De jour
Il nous cherche encore sous la lumière
Quelle vie nous ont-ils laissé !
Ceux qui possèdent un ciel croulant de richesses
Continue de quémander avec les nations mendiantes
La tunique et le turban
Ils spéculent avec les péchés
Si tu dis « ça suffit les dérives »
Ils haussent les épaules
Quelle vie nous ont-ils laissé !
La jeunesse de ma patrie
Fuit dans les embarcations
Traverse les plages de l’espagnol
Devenues de véritables cimetières
Le robuste/puissant devance toujours
Il précède le faible asservi
Quelle vie nous ont-ils laissé !
Hucima d Nador
Tawmat n Hucima d Nada
xsen as imazagan at amsabda
mac har ghattek tag arxada
iwen tinahen su maddada
mac har ghayak u3rar nes
yarabbu di tsuda
mac har ghayak ur nes
tifaqqah xas d raqnada
tasghat nes em wazghat em yida
qa nes taqda iccit u gharda
aqqat day wem ay baghriwan
anhaf abriwan, huma tawmat at nahda
at snem tharyast uriyzim
isi u Mazian d Abed krim
3ammas at wda
ur n Hucima d Nada
3ammas natta ed ibda
El Hoceima & Nador
Fratrie de El Hoceima & Nador
Les Amères veulent sa rupture
Combien peut-elle patienter
Devant celui qui menace de la gifler ?
Combien de temps son dos va-t-il résister
A s’alourdir de pierres ?
Combien de temps son cœur va-t-il supporter ?
Le drame pèse très lourd
Sa part demeure aujourd’hui comme hier
Même si on lui rétorque qu’elle est consumée, mangée par les rats
Vous la portez en vous, bande de corbeaux !
On s’arrachera les cils pour préserver la fraternité
Qu’ils comprennent la puissance d’une pioche
Qu’ont empoignée, Ameziane et Abdelkrim
Jamais elle ne fléchira
Le cœur d’El Hoceima & Nador
Jamais ne sera divisé/brisé

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